Depuis que tu es père…

Quand je t’ai rencontré, du haut de mes 18 ans, j’étais encore qu’une enfant, pas même bachelière, bien loin de mes inquiétudes actuelles…Je ne savais pas trop où j’allais, ni où la vie me mènerait…Mais j’ai su rapidement que j’avais envie de toi pour m’accompagner vers l’avenir qui nous tendait les bras…


Je ne sais pas où va mon chemin…

Mais je marche mieux quand ma main serre la tienne.

Alfred de Musset


On a écrit pendant 7 ans notre histoire à deux, on a construit notre cocon, notre vie…On a essayé de se construire ensemble en tant qu’adultes. On a traversé des tempêtes, sans savoir quand serait la prochaine, ni même si nous la traverserions…Tu as découvert ton métier de militaire, l’armée, la mer, nous séparera, mais toujours pour mieux nous rapprocher, nous renforcer. On a découvert ensemble, ce qu’aimer voulait dire et les montagnes que l’amour pouvait nous permettre de gravir. On a découvert la vie à deux, les concessions, le partage, la complicité, les fous rires au milieu de la nuit, et on a commencé à rêver à une vie de famille…On a commencé à s’imaginer parents, comme un rêve un peu fou, je ne sais pas vraiment comment s’est venu à nous, mais c’était tellement évident, je voulais des enfants, et je te voulais comme père pour ces enfants…

On a vécu une tempête de plus, des mois de PMA, des doutes, des angoisses, des larmes, des rendez-vous, des échecs, des allers retours incessants…Mais encore plus à ce moment là je le savais, je savais que j’avais choisi la bonne personne, celle qui étais là, capable de me soutenir quand mes jambes ne le permettait plus…Je le savais, même à l’autre bout du monde, tu étais là.
Puis après l’attente, vient la bonne nouvelle…Nous attendons un enfant, notre bulle de bonheur, notre petit grain de riz, puis surprise, il y a pas une petite bulle de bonheur qui s’est logé au creux de mon ventre, au creux de nos vies….mais deux. Je reverrai toute ma vie, ton visage quand on a appris la nouvelle…tes yeux surpris, ce petit sourire collé à tes lèvres…Je crois que de l’autre côté du monde j’aurais pu sentir ton cœur battre la chamade…C’est un des moments où j’ai su que tu serais un père formidable, présent, aimant…certainement pas parfait, mais dévoué.

Notre couple avait déjà traversé des grosses tempêtes, et des petites averses…mais la naissance de nos enfants est venu tout balayer, tout renverser, c’était le tsunami de nos vies. Nos twinsous sont venus secouer nos fondations, vérifier qu’elles étaient bien solides, ancrées dans la roche….Je me suis parfois demandé si tu ne partirais pas, si je valais encore le coup à tes yeux. J’ai eu peur de ce que l’angoisse, la fatigue pouvait faire ressortir de pire chez moi, chez toi, chez nous…Et puis j’ai su que tu ne partirai pas. Que tu ne nous laisserai pas.

L'Homme, Fille, Scène, Jeune Fille, Dame, Sœur, Frère

Je l’ai su quand tu as tout lâché, ton travail, tes passions, et tout le reste pour venir nous voir pendant les 74 jours de l’hospitalisation…
Je le sais quand je vois nos enfants tendre leur bras vers toi quand tu rentres du travail…
Je le sais quand tu joues avec eux, que tu leur fait faire un tour de toboggan, ou « bébé qui vole »…
Je le sais quand je vois leurs yeux briller quand ils te regardent…toi, leur papa, leur super héros…

Depuis que t’es papa, les disputes sont plus grosses et les réconciliations plus vraies. À chaque fois qu’on argumente, je sais qu’au final, gagner le point n’est pas ce qui est le plus important. Parce que c’est dans la façon dont on garde l’intelligence de prendre soin l’un de l’autre dans les conflits, que je sais que tu es l’homme de ma vie.

Depuis que t’es papa, je ne t’aime pas plus, je ne t’aime pas moins, je t’aime différemment. Je retombe amoureuse de toi à chaque fois que je te vois sécher les larmes de notre fils, bercer notre fille à qui la nuit fait si peur…
Je ne savais pas que je retomberai amoureuse à chaque fois que la nuit, tu prendrais quelques minutes (ou plus!) de ton sommeil pour redonner ce doudou perdu, moucher ce petit nez, calmer après le cauchemar ou préparer un biberon…

Depuis que tu es devenu papa, j’ai compris que rien n’est acquis. Que les fondations les plus solides peuvent trembler, plier…mais qu’on peut aussi choisir de faire en sorte qu’elles ne rompent pas.

 

Coeur, Amour, Romance, Saint Valentin, Romantique

 

 

 

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5 commentaires sur « Depuis que tu es père… »

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