Comment on s’aime ?

Comment on s’aime? Quelle image nous renvoi le miroir, les photos? A l’heure du selfie quotidien, des retouches photos de la moindre imperfection, de la recherche permanente du corps parfait, du visage impeccable. On en oublie parfois de s’aimer. On en oublie d’apprécier ce qui nous caractérise, ce qui nous différencie, ce qui nous donne du charme, de la personnalité. Ce qui fait que nous sommes, nous.

Mais comment on élève nos enfants, dans cette société tournée vers la recherche permanente de la perfection?

Résultat de recherche d'images pour "barbie parfaite"

Comment je vais vous apprendre à vous aimer, à aimer votre corps, votre visage, vos sourires, alors que je ne sais pas me regarder sans voir mes complexes aux premiers plans.
Comment je vais vous apprendre à grandir loin de ces stéréotypes, loin des complexes que la société veux nous imposer, alors que je me cache chaque jour derrière ce maquillage?
Comment on gère la différence entre l’idéal de soi, et ce qu’on est?

S’aime t’on toujours quand on est un enfant entouré d’amour? Est ce que c’est suffisant…je suis la preuve vivante que non, que l’amour des gens qu’on aime ne suffit pas, que les compliments de ceux qui partagent notre vie ne permettent pas de créer une confiance parfaite en soi, en notre image.

« Un corps de rêve pour l’été », « comment avoir un corps parfait pour la plage », « sculpter son corps pour l’été » … sont tous des slogans qui ornent actuellement nos abris de bus, les unes des magasines, et de nos réseaux sociaux. Ils nous font culpabiliser de ne pas ressembler comme à l’idéal prôné par le papier glacé. Et c’est pas parce qu’on est différent de Gisèle Bundchen qu’on ne doit pas s’aimer. Parce qu’un corps, peu importe la forme, la corpulence, la taille, la largeur, le faciès… On a tous le droit de l’aimer pour ce qu’il est.

Et puis c’est quoi cette idée de vouloir tous se ressembler, c’est nos différences qui créent notre charme, c’est cette fossette, ce grain de beauté, ce nez en trompette qui nous fait craquer. Alors je ne peux pas vous apprendre à vous aimer complètement, puisque je ne sais pas faire. Je pourrais vous apprendre à vivre avec votre corps, à apprécier ce qu’il a, à vous offrir.
Alors oui j’ai des cernes à cacher, mais ils représentent ces nuits à vous caliner, à vous appaiser, à être importante pour vous.
Oui, j’ai des rides qui commencent à se créer, mais chacune d’entre elles représentent une émotion, ces rides du lion pour gronder vos petites et grandes bêtises, ces pattes d’oies pour tout ces fous rires partagés.
Oui, mon ventre est mou, loin du plat, musclé, des mannequins lingeries, mais il est parfait pour poser vos têtes quand on lit une histoire.

Je veux vous apprendre qu’il n’y a pas de corps parfait, de sourire idéal. Qu’il n’existe pas de loi, naturelle ou universelle qui définisse la beauté. Qui déclare quel corps est parfait, ou lequel est le mieux. Qu’il ne faut pas confondre défauts et différences.
Que les différences font souvent la différence, que c’est eux qui font ce qu’on est vraiment.

Image associée

Publicités

Un commentaire sur « Comment on s’aime ? »

  1. Et oui, quand l’ostéo ou le médecin me demande de m’allonger sur le coté, j ‘ai subitement honte de ce ventre qui pendouille et puis en y pensant je me dit que ce ventre a porté 4 merveilleux enfants ,alors oui ce n’est pas joli en maillot mais le plus important c’est bien de transmettre la vie . Nul n’est parfait et c’est très bien ainsi !!!

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s