Ne le dites pas à vos enfants…

A toi cette maman, ce papa, qui sans le savoir encore, sera devant la grille de l’école en même temps que moi,
A toi qui vivra la première rentrée scolaire de ton enfant également,
A toi qui ne prépare pas encore cette rentrée, pendant que je me bats avec toutes les instances académiques possibles et imaginables,
A toi qui va voir arriver ce matin là, à 8h30, ma fille, avec son joli sourire, son nouveau cartable, et sa barrette qu’elle aura mis de temps à choisir,
A toi qui ce jour là, ne verra que le fauteuil roulant.  Lire la suite de « Ne le dites pas à vos enfants… »

Publicités

C’est quoi un papa?

C’est quoi un papa?

C’est celui qui sèche les larmes.
C’est celui qui fait l’avion.
C’est celui qui souffle sur les gros bobos.
C’est celui qui sait pas bien faire les couettes, et qui aime pas trop couper les ongles.
C’est celui qui sait repasser les robes.
C’est celui qui se lève la nuit. Lire la suite de « C’est quoi un papa? »

Et si vous étiez nés ailleurs…

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille différente, avec des parents plus riches, plus patients, plus présents, moins protecteur….

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille d’une maman plus douce, plus délicate, qui fait le ménage la nuit pour ne jouer qu’avec vous la journée…

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille différente. Il y a des jours, des instants, où je me dis que faire de mon mieux c’est pas suffisant, que vous méritez mieux que juste mon maximum, des jours où je me dis que rien n’est assez bien, que rien n’est suffisant. Ou j’aimerais tellement pouvoir faire encore plus, un peu plus de ci, et de ça…

J’aimerais être une maman comme celle qu’on voit dans les films, dans les séries, ou comme j’imagine celle que je croise dans ma vie, même si je sais bien au fond, que ces mamans-là elles sont pas plus parfaite que moi… Moi je vous couds pas les habits, je passe pas mes soirées à écumer Pinterest pour préparer l’activité du lendemain. Et puis parfois je vous laisse pas faire le repas avec moi, ou m’aider pour laver ; parce que parfois « maman elle va le faire toute seule », parce qu’il faut se l’avouer ça va tellement plus vite.

J’aimerais être une maman qui ne vous dit pas 10 fois le matin avant de partir au travail, « allez on se dépèche, on va être en retard »…j’aimerais vous laisser le temps d’aller à votre rythme. J’aimerais être cette maman qui vous apprends le 0 déchets, le respect de l’écologie alors on fait notre part, mais il faut bien avouez que le sopalin et les couches jetables sont ma facilité du quotidien…J’aimerais être cette maman qui n’a jamais la maison à l’envers ni 3 balles de linge en attente.

J’essaie de vous apprendre l’équilibre, ce si fragile équilibre entre les tâches pour ne pas vous oublier…Parce que je veux créer des souvenirs avec vous, mais que parfois il faut bien se baisser, ramasser, ranger, laver, cuisiner…

 

b8efeb5aa3600e70692c639c953bab3c.jpg

 

Puis y’a des jours où je me dis qu’on est pas si mal, que j’suis pas complètement à côté de mon rôle. Je vous vois vous blottir contre moi pour lire les histoires, pour jouer à construire la plus haute tour avant de faire patatra, quand je vous entends rire aux éclats quand je chatouille vos petits cous…Je vous regarde complices, vous caliner, vous chamailler, vous découvrir, vous aimer. Et je me dis qu’au fond j’ai réussi.

On réussis, avec votre papa, à élever des enfants uniques, alors oui parfois on crie, mais je me dis que même les parents parfaits doivent apprendre les limites aux enfants, parce que c’est comme ça la vie…Je le sais qu’on réussi chaque jour un peu de ce pari lancé quand on a décidé d’avoir des enfants, quand je vous vois épanouis, heureux, et débrouillards. Quand je vous vois gérer si bien les frustrations que la vie a mis sur votre chemin depuis le début. Je le vois chaque fois que vous m’impressionnez.

Je ne suis pas parfaite, mais je suis sure d’une seule chose, vous ne manquerez jamais d’amour.

Image associée

Comment on s’aime ?

Comment on s’aime? Quelle image nous renvoi le miroir, les photos? A l’heure du selfie quotidien, des retouches photos de la moindre imperfection, de la recherche permanente du corps parfait, du visage impeccable. On en oublie parfois de s’aimer. On en oublie d’apprécier ce qui nous caractérise, ce qui nous différencie, ce qui nous donne du charme, de la personnalité. Ce qui fait que nous sommes, nous.

Mais comment on élève nos enfants, dans cette société tournée vers la recherche permanente de la perfection?

Résultat de recherche d'images pour "barbie parfaite"

Comment je vais vous apprendre à vous aimer, à aimer votre corps, votre visage, vos sourires, alors que je ne sais pas me regarder sans voir mes complexes aux premiers plans.
Comment je vais vous apprendre à grandir loin de ces stéréotypes, loin des complexes que la société veux nous imposer, alors que je me cache chaque jour derrière ce maquillage?
Comment on gère la différence entre l’idéal de soi, et ce qu’on est?

S’aime t’on toujours quand on est un enfant entouré d’amour? Est ce que c’est suffisant…je suis la preuve vivante que non, que l’amour des gens qu’on aime ne suffit pas, que les compliments de ceux qui partagent notre vie ne permettent pas de créer une confiance parfaite en soi, en notre image.

« Un corps de rêve pour l’été », « comment avoir un corps parfait pour la plage », « sculpter son corps pour l’été » … sont tous des slogans qui ornent actuellement nos abris de bus, les unes des magasines, et de nos réseaux sociaux. Ils nous font culpabiliser de ne pas ressembler comme à l’idéal prôné par le papier glacé. Et c’est pas parce qu’on est différent de Gisèle Bundchen qu’on ne doit pas s’aimer. Parce qu’un corps, peu importe la forme, la corpulence, la taille, la largeur, le faciès… On a tous le droit de l’aimer pour ce qu’il est.

Et puis c’est quoi cette idée de vouloir tous se ressembler, c’est nos différences qui créent notre charme, c’est cette fossette, ce grain de beauté, ce nez en trompette qui nous fait craquer. Alors je ne peux pas vous apprendre à vous aimer complètement, puisque je ne sais pas faire. Je pourrais vous apprendre à vivre avec votre corps, à apprécier ce qu’il a, à vous offrir.
Alors oui j’ai des cernes à cacher, mais ils représentent ces nuits à vous caliner, à vous appaiser, à être importante pour vous.
Oui, j’ai des rides qui commencent à se créer, mais chacune d’entre elles représentent une émotion, ces rides du lion pour gronder vos petites et grandes bêtises, ces pattes d’oies pour tout ces fous rires partagés.
Oui, mon ventre est mou, loin du plat, musclé, des mannequins lingeries, mais il est parfait pour poser vos têtes quand on lit une histoire.

Je veux vous apprendre qu’il n’y a pas de corps parfait, de sourire idéal. Qu’il n’existe pas de loi, naturelle ou universelle qui définisse la beauté. Qui déclare quel corps est parfait, ou lequel est le mieux. Qu’il ne faut pas confondre défauts et différences.
Que les différences font souvent la différence, que c’est eux qui font ce qu’on est vraiment.

Image associée

Le premier jour du reste de ma vie…

Il y a plus de 2 ans, ma vie basculait, 2 petits êtres d’un peu plus d’un kilos venaient emplir mon cœur d’amour, d’angoisse, de bonheur, de magie, d’émotions, de petits et de grands bonheurs…

Il y a plus de deux ans je vivais le premier jour du reste de ma vie, je devenais maman.
Je découvrais l’angoisse de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur. Je découvrais la réalité du rôle de ma vie. Lire la suite de « Le premier jour du reste de ma vie… »

Nous sommes tous des Hommes…

J’ai envie de vous apprendre que vous êtes semblables, égales….mais ça serait vous mentir, vous êtes biologiquement, foncièrement différents. Je ne parle pas de votre capacité physique, de votre caractère, ou de votre sensibilité, je parle de votre genre, de ce qui vous définit en tant que fille ou en tant que garçon. J’aimerais vous apprendre que vous n’êtes pas égaux, et ce sur bien des points, que la biologie, la génétique, vous différencie sur tant de point. Mais je veux vous apprendre que sans être égaux, on peut être équivalent, et ce dans bien des domaines.

Lire la suite de « Nous sommes tous des Hommes… »

A ceux que je ne pourrais pas toujours protéger…a

A cet enfant qui plonge ses grands yeux un peu perdu dans les miens,

A cet enfant qui me tend les bras pour se lover dans mon cou à la recherche d’une odeur de sécurité,

A cet enfant dont le menton tremblote quand je m’éloigne un peu trop,

A cet enfant que je ne pourrais pas toujours protéger,

A celui que je ne pourrais qu’accompagner, qui va découvrir le monde des grands,

A celui qui va découvrir ce que l’humain a de pire, bien trop tôt, bien trop vite,

A celui qui va rencontrer la méchanceté, la cruauté, la bêtise, de bien trop près,

A cet enfant que je ne pourrais pas toujours rassurer,

A cet enfant qui me cherche dans la foule,

 

hand-in-hand-2065777_1920

A celui qui va devoir apprendre à être seul, indépendant,

A celui qui va grandir, pas assez vite pour lui, beaucoup trop pour moi,

A cet enfant qui ne voudra plus que je le protège,

A cet enfant qui ne voudra plus mettre sa main dans la mienne,

Celui pour qui mon odeur n’aura plus ce parfum de sécurité,

A celui qui grandit beaucoup trop vite,

Je ne veux dire qu’une chose j’ai été là, je suis là, je serai là.

La cour d’école sera certainement cruelle, mais mes bras, ta maison, notre maison sera toujours le cocon de douceur, de bienveillance, d’amour qu’il te faudra.

N’oublie jamais que le temps guérit les blessures, que la vie s’occupe bien souvent de punir ces caïds des cours de récré….
Je sais combien une blessure d’égo fait mal, combien cette copine t’as fait de la peine…Je sais comme ça compte pour toi, je sais que ce n’est pas rien à tes yeux…Mais je sais aussi que cette blessure va te construire, que tu vas apprendre ce que le mot amitié veux vraiment dire, avec le temps.

A toi, qui un jour me trouvera bien trop vieille pour me confier tes secrets, mon oreille sera quand même tendue, et mon épaule prête à t’accueillir.

J’ai été là, je suis là, je serai là. 

Carteland ou mon idée cadeau photo!

Si vous avez la chance de me suivre sur Instagram (@ItsOnlyTwin) vous avez découvert samedi la réception de ma commande Carteland!

Carteland c’est l’histoire d’un couple, Stéphane & Sandrine, amoureux du papier, du graphisme et des belles photos! De leur amour est né trois enfants, mais également un site internet permettant à chacun de créer des produits photos de qualité, et complètement personnalisés!
J’ai eu la chance de pouvoir tester leur travail, et j’ai choisi de vous présenter des produits de saison !

Lire la suite de « Carteland ou mon idée cadeau photo! »

A toi, cette maman d’enfant handicapé.

A toi, qui connait si bien ce que le mot handicap veut dire,
A toi, qui n’avait jamais envisagé ça quand tu as appris ta grossesse,
A toi, qui ne voit pas ton enfant comme ça,
A toi, qui connait si bien la signification d’AEEH, MDPH, AESH, ALD, AJPP,

A toi, qui parfois, en fermant les yeux, fait ce douloureux voyage dans le futur,

A toi, qui connaît mieux que quiconque les mots frustations, injustice et inégalité,

A toi, pour qui les mots « jongler avec un planning » prends tout son sens,
A toi, qui court entre CAMPS, kiné, ortophoniste, ophtalmo, éduc spé, psychomot, pédiatre, neuropédiatre, médecin rééducateur, orthopédiste…
A toi, qui connait le dossier médical de ton enfant sur le bout des doigts, à force de l’avoir répéter, raconter, expliquer,
A toi, qui n’a qu’une obsession, offrir le meilleur à cet enfant,
A toi, qui a l’âme d’une louve, quand il s’agit de faire valoir ses droits, vos droits,

id8720_photo.gifA toi, qui a mis de côté ton métier, tes passions,
A toi, qui ne t’autorise que rarement de pleurer, de lâcher prise, d’évacuer,
A toi, qui ne t’autorise jamais à perdre espoir,
A toi, qui ne veut quelque chose, qu’importe l’issue, n’avoir rien à regretter,
A toi, qui a déjà remplit des dizaines de dizaines de documents CERFA alors que ton enfant n’est pas encore en maternelle,
A toi, qui cherche tes cadeaux de noël dans le cabinet de la kiné, et dans les pages de Hoptoy’s,
A toi, je ne sais pas quoi te dire, mis à part que nous ne sommes pas seuls.

 

handicap_saisine.jpg

 

Quand j’étais cette enfant…

On se souvient tous de notre enfance. Cette époque où on croyait encore aux contes de fée ? On faisait des rêves sur ce que serait notre vie : la robe blanche, le prince charmant qui vous emporte jusqu’à son château sur la colline. On s’allongeait le soir dans notre lit, on fermait les yeux et on y croyait dur comme fer. Le père noël, la petite souris, le prince charmant, ils étaient si proches qu’on aurait pu les toucher.
alice-au-pays-des-merveilles-visage-1-
Mes petits, vous êtes encore, et pour longtemps j’espère…à cette époque là de votre vie. Je vous souhaite que cette enfance reste magique, je vous souhaite de ne pas grandir trop vite. Quand je vois vos bouches grandes ouvertes, vos yeux écarquillés devant les décorations de noël, j’ai envie que vous restiez encore si petits. Quand je vois votre innocence, j’ai envie de la préserver pour toujours…

Lire la suite de « Quand j’étais cette enfant… »