Quand j’étais cette enfant…

On se souvient tous de notre enfance. Cette époque où on croyait encore aux contes de fée ? On faisait des rêves sur ce que serait notre vie : la robe blanche, le prince charmant qui vous emporte jusqu’à son château sur la colline. On s’allongeait le soir dans notre lit, on fermait les yeux et on y croyait dur comme fer. Le père noël, la petite souris, le prince charmant, ils étaient si proches qu’on aurait pu les toucher.
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Mes petits, vous êtes encore, et pour longtemps j’espère…à cette époque là de votre vie. Je vous souhaite que cette enfance reste magique, je vous souhaite de ne pas grandir trop vite. Quand je vois vos bouches grandes ouvertes, vos yeux écarquillés devant les décorations de noël, j’ai envie que vous restiez encore si petits. Quand je vois votre innocence, j’ai envie de la préserver pour toujours…

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A vous…

A vous, que j’ai tant attendu,
A vous, que j’ai tant désiré,
A vous, qui m’avait fait si peur,
A vous, que j’ai cru ne jamais serrer dans mes bras,
A vous, que j’ai cru perdre alors que vous veniez d’arriver,
A vous, que j’ai aimé avant même que vous n’existiez,
A vous, mes bébés de l’infertilité. A vous, mes bébés prématurés.
A vous, mes bébés.

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Ils nous ont sauvés la vie…

A l’heure du débat sur la bienveillance médicale, à l’heure où le débat fait rage entre la communauté médicale et les patientes, à l’heure où l’on veut rendre le choix possible dans une salle d’accouchement, j’ai envie de dire Merci à ceux qui, il y a presque 2 ans, ne m’ont pas laissé le choix. A ceux qui nous ont sauvés la vie.

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Ma maman m’avait bien dit…

Quand on est petits, la différence intrigue, la différence questionne…mais avec cette légèreté, cette innocence qui caractérise les enfants.
Et puis les adultes qui nous entourent, nous expliquent que la différence est là, qu’elle ne doit pas déranger, qu’elle existe, qu’elle doit être respecté, qu’elle est riche, qu’elle est forte, qu’elle est belle. Les adultes nous explique qu’on ne doit pas regarder avec trop d’insistance, de travers, ou de curiosité ceux qui sont différents.

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A ma petite collégienne…

A toi ma petite collégienne, encore une rentrée de plus, une de plus qui m’éloigne de ce petit bébé que je venais garder pendant mes vacances, quand j’étais encore comme toi aujourd’hui, une collégienne…

J’ai envie de te dire ce qu’on ne sait pas quand on a 12 ans, ce que les adultes nous disent parfois, mais qu’on a pas vraiment envie d’entendre…J’ai envie de t’expliquer, un peu en avance, ce que la vie t’apprendra.

J’aimerais t’expliquer que ce n’est pas ton tour de poitrine, la couleur de tes cheveux, ou la marque de ton sac à dos, qui fait la personne que tu es, celle que tu construit…J’aimerais tellement que tu puisses t’habiller comme tu en as envie au fond de toi, pas comme tes copines mais comme toi tu en as réellement envie.

J’aimerais t’expliquer que tu es en train de construire ton avenir, mais pas que…tu construit l’adulte que tu seras, tu construit ton rapport aux autres, et le plus important, tu construis ton rapport à toi même. Alors ne t’entoure pas de la plus populaire, de la plus jolie, ni de la plus marrante…entoure toi des plus belles personnes. Entoure toi de gens qui t’écoute raconter tes problèmes, tes questions, sans jamais te moquer. Entoure toi de celles et ceux qui ne t’envie pas, qui ne te jalouse pas. Entoure toi d’une amitié vraie. Le nombre de copines ne compte pas, seule la valeur compte.

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J’aimerais te dire que celle que tu regardes probablement d’un oeil envieux parce qu’elle, elle l’a son portable (c’est encore un secret mais toi aussi tu l’auras bientôt…ton anniversaire est proche), parce qu’elle, elle a le droit à son compte Facebook, Instagram, ou je ne sais quoi encore…Cette fille là elle n’est pas plus heureuse que toi, ça ne fait pas d’elle une personne mieux, plus intéressante, à l’avenir plus riche.

J’aimerais te dire que ce garçon que tu regardes, mais qui ne te regarde peut être pas, ne doit pas te rendre malheureuse. Ce n’est pas maintenant que tu construit ton avenir sentimental, ce n’est pas parce que les garçons ne te regarde pas maintenant ou même l’an prochain, qu’ils ne te regarderont jamais.

J’aimerais juste te dire, à l’aube de cette rentrée, de rester celle que tu es. De garder les yeux pétillants de l’enfant que tu es encore, la curiosité de la belle personne que tu es, la sincérité de l’adulte que tu construit.

Reste cette belle personne que tu es et que ta famille t’aide à construire.

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Tribulation d’une secrétaire médicale…

A toi qui lit mes articles, et m’imagine Présidente du monde, Procureur, ou Wonder Woman…je vais te décevoir, je ne suis « que » secrétaire médicale. Et justement j’ai envie de te parler de ça, de ce « que »…

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Alors non je n’ai pas fait 15 ans d’étude, j’ai commencé à travailler à tout juste 19 ans. Non je ne paie pas l’ISF à cause de mon salaire mirobolant, et non je ne gagnerai jamais la légion d’honneur pour mon travail…Mais je vais te parler un peu de mon travail.

A toi qui te plains parce que tu as attendu plus de 5 minutes à attendre que je décroche ta ligne, je peux t’assurer quelque chose je n’étais pas en train de boire mon café, en me faisant les ongles…Non j’étais probablement au téléphone sur une autre ligne avant toi, en train d’écouter une patiente de plus de 80 ans qui ne se souvenait pas vraiment de ce que lui avait dit le médecin, mais qui avait surtout besoin de parler, d’être rassurée, parce que je serais peut être la seule personne avec qui elle va échanger aujourd’hui, avec la boulangère si elle a de la chance. A moins que j’expliquais à une autre les résultats de son bilan sanguin, inquiète des chiffres en gras sur ses résultats…Ou alors je donnais un rendez vous, dans 2 mois, oui 2 mois ce sont les délais là ou je travaille, pourtant les médecins donnent beaucoup, vraiment, un patient tout les 15 minutes et parfois un autre en plus, entre deux, une urgence…De 8h à 19h…et plus si affinité. Peu de ceux qui se plaignent des délais, travaillent autant, donne autant à leur profession.

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Alors non je n’ai pas les compétences médicales des médecins pour lesquels je travaille, mais oui malgré le mépris que tu as pour moi, et ma profession j’ai la réponse à ta question, même si comme tu me l’a dit je ne suis « que » la secrétaire…parce que tu vois tu es le 30ème de la semaine à m’appeler pour la même raison, alors oui j’ai la réponse. Non je n’ai pas fait 10 ans d’étude, mais j’ai tapé 100 fois le même compte-rendu que m’a dicté le médecin pour ta pathologie, alors tes symptômes me parlent, ton traitement aussi, alors oui je suis capable de te dire que ta consultation n’est pas une urgence d’après ce que je sais de ton dossier, et ce que tu me dis. Et non je ne peux pas parler de toi au médecin pour qu’il te prenne plus vite, parce que tu vois j’ai 200 appels par jour et si le médecin me paie c’est pas pour rappeler 50 patients qui ont plus mal selon eux, que celui qui a rendez-vous demain….

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Alors je suis désolée, mais non, je n’accepterai pas ton mépris. Je n’accepterai pas que tu passes devant mon bureau sans même répondre à mon bonjour, parce « je suis payée pour dire bonjour »…Je n’accepterai pas que tu m’insulte, que tu utilises la violence pour me contraindre à avancer ton RDV (entre nous en cas de désistement je t’appellerai pas, par contre le gentil patient qui a été hyper sympa, lui oui…) ou je ne sais quoi d’autre, je n’accepterai pas que tu me manque de respect. Je n’accepterai pas que tu me dises d’annuler les rendez-vous des autres, parce que TU es plus important, je n’accepterai pas ton égoïsme. Je n’accepterai pas que tu t’impatiente  parce que je ré-explique encore à ce patient âgé ce qu’il a pas osé demander au médecin, par peur de le déranger, ou que la question soit bête, ou je ne sais quoi encore…Je n’accepterai pas que tu oublies ton humanité, par égo.

Alors à toi, qui une fois a été un de ces patients, souviens toi que tu es un être humain, comme moi, comme le médecin, et comme les autres patients. Souviens toi que ce n’est pas les diplômes, les études, le salaire qui fait l’homme, mais notre coeur.

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Etre (grand) frère…

8 min d’écart…8 petites minutes séparent votre arrivée. Et pourtant, je vois en ce petit garçon, un grand frère, une présence protecteur, inquiète du sort de sa sœur, je vois cette petite main tendue pour l’aider, je vois ce gâteau partagé, et des larmes de soutien en cas de gros chagrin…

Je le vois courir dans la chambre du fond, quand il entend qu’elle se réveille, je le vois soulever la tablette de la chaise haute pour ne pas commencer de jouer sans elle, et ce doudou volé du lit pour pouvoir vite, vite lui apporter.

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Je sais que tu comprends cette différence, qui vous éloigne…Et je sais aussi que tu fais tout pour l’aider, ta pas-si-petite sœur….Je le vois à ce jouet qu’elle te demande, et que tu veux bien lui apporter, parce qu’il est difficile pour elle d’aller le chercher. Je le vois à cette façon que tu as de t’effacer quand elle est chez la kiné…je le vois à cette façon que tu as de l’encourager, à tes petites mains qui la félicite en même temps que moi.

Je suis si fière de toi quand je vois la patience que tu as avec elle. Je suis si fière de vous, quand je vous vois vous aimez comme ça.

Je sais que ça ne dure pas, et qu’au milieu de toutes ces démonstrations d’amour, elle te mordra, tu lui tirera les cheveux et vous vous disputerez pour être le seul sur le cheval à bascule, ou l’unique sur la balançoire…
Mais je sais que tu seras toujours ce grand frère, et que face au monde entier, tu la défendra, je le vois dans tes yeux, dans ton caractère…Ta Nina, « ta nana ».