Nous sommes tous des Hommes…

J’ai envie de vous apprendre que vous êtes semblables, égales….mais ça serait vous mentir, vous êtes biologiquement, foncièrement différents. Je ne parle pas de votre capacité physique, de votre caractère, ou de votre sensibilité, je parle de votre genre, de ce qui vous définit en tant que fille ou en tant que garçon. J’aimerais vous apprendre que vous n’êtes pas égaux, et ce sur bien des points, que la biologie, la génétique, vous différencie sur tant de point. Mais je veux vous apprendre que sans être égaux, on peut être équivalent, et ce dans bien des domaines. Lire la suite de « Nous sommes tous des Hommes… »

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A ceux que je ne pourrais pas toujours protéger…a

A cet enfant qui plonge ses grands yeux un peu perdu dans les miens,

A cet enfant qui me tend les bras pour se lover dans mon cou à la recherche d’une odeur de sécurité,

A cet enfant dont le menton tremblote quand je m’éloigne un peu trop,

A cet enfant que je ne pourrais pas toujours protéger,

A celui que je ne pourrais qu’accompagner, qui va découvrir le monde des grands,

A celui qui va découvrir ce que l’humain a de pire, bien trop tôt, bien trop vite,

A celui qui va rencontrer la méchanceté, la cruauté, la bêtise, de bien trop près,

A cet enfant que je ne pourrais pas toujours rassurer,

A cet enfant qui me cherche dans la foule,

 

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A celui qui va devoir apprendre à être seul, indépendant,

A celui qui va grandir, pas assez vite pour lui, beaucoup trop pour moi,

A cet enfant qui ne voudra plus que je le protège,

A cet enfant qui ne voudra plus mettre sa main dans la mienne,

Celui pour qui mon odeur n’aura plus ce parfum de sécurité,

A celui qui grandit beaucoup trop vite,

Je ne veux dire qu’une chose j’ai été là, je suis là, je serai là.

La cour d’école sera certainement cruelle, mais mes bras, ta maison, notre maison sera toujours le cocon de douceur, de bienveillance, d’amour qu’il te faudra.

N’oublie jamais que le temps guérit les blessures, que la vie s’occupe bien souvent de punir ces caïds des cours de récré….
Je sais combien une blessure d’égo fait mal, combien cette copine t’as fait de la peine…Je sais comme ça compte pour toi, je sais que ce n’est pas rien à tes yeux…Mais je sais aussi que cette blessure va te construire, que tu vas apprendre ce que le mot amitié veux vraiment dire, avec le temps.

A toi, qui un jour me trouvera bien trop vieille pour me confier tes secrets, mon oreille sera quand même tendue, et mon épaule prête à t’accueillir.

J’ai été là, je suis là, je serai là. 

A toi, cette maman d’enfant handicapé.

A toi, qui connait si bien ce que le mot handicap veut dire,
A toi, qui n’avait jamais envisagé ça quand tu as appris ta grossesse,
A toi, qui ne voit pas ton enfant comme ça,
A toi, qui connait si bien la signification d’AEEH, MDPH, AESH, ALD, AJPP,

A toi, qui parfois, en fermant les yeux, fait ce douloureux voyage dans le futur,

A toi, qui connaît mieux que quiconque les mots frustations, injustice et inégalité,

A toi, pour qui les mots « jongler avec un planning » prends tout son sens,
A toi, qui court entre CAMPS, kiné, ortophoniste, ophtalmo, éduc spé, psychomot, pédiatre, neuropédiatre, médecin rééducateur, orthopédiste…
A toi, qui connait le dossier médical de ton enfant sur le bout des doigts, à force de l’avoir répéter, raconter, expliquer,
A toi, qui n’a qu’une obsession, offrir le meilleur à cet enfant,
A toi, qui a l’âme d’une louve, quand il s’agit de faire valoir ses droits, vos droits,

id8720_photo.gifA toi, qui a mis de côté ton métier, tes passions,
A toi, qui ne t’autorise que rarement de pleurer, de lâcher prise, d’évacuer,
A toi, qui ne t’autorise jamais à perdre espoir,
A toi, qui ne veut quelque chose, qu’importe l’issue, n’avoir rien à regretter,
A toi, qui a déjà remplit des dizaines de dizaines de documents CERFA alors que ton enfant n’est pas encore en maternelle,
A toi, qui cherche tes cadeaux de noël dans le cabinet de la kiné, et dans les pages de Hoptoy’s,
A toi, je ne sais pas quoi te dire, mis à part que nous ne sommes pas seuls.

 

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Quand j’étais cette enfant…

On se souvient tous de notre enfance. Cette époque où on croyait encore aux contes de fée ? On faisait des rêves sur ce que serait notre vie : la robe blanche, le prince charmant qui vous emporte jusqu’à son château sur la colline. On s’allongeait le soir dans notre lit, on fermait les yeux et on y croyait dur comme fer. Le père noël, la petite souris, le prince charmant, ils étaient si proches qu’on aurait pu les toucher.
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Mes petits, vous êtes encore, et pour longtemps j’espère…à cette époque là de votre vie. Je vous souhaite que cette enfance reste magique, je vous souhaite de ne pas grandir trop vite. Quand je vois vos bouches grandes ouvertes, vos yeux écarquillés devant les décorations de noël, j’ai envie que vous restiez encore si petits. Quand je vois votre innocence, j’ai envie de la préserver pour toujours…

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A vous…

A vous, que j’ai tant attendu,
A vous, que j’ai tant désiré,
A vous, qui m’avait fait si peur,
A vous, que j’ai cru ne jamais serrer dans mes bras,
A vous, que j’ai cru perdre alors que vous veniez d’arriver,
A vous, que j’ai aimé avant même que vous n’existiez,
A vous, mes bébés de l’infertilité. A vous, mes bébés prématurés.
A vous, mes bébés.

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Ils nous ont sauvés la vie…

A l’heure du débat sur la bienveillance médicale, à l’heure où le débat fait rage entre la communauté médicale et les patientes, à l’heure où l’on veut rendre le choix possible dans une salle d’accouchement, j’ai envie de dire Merci à ceux qui, il y a presque 2 ans, ne m’ont pas laissé le choix. A ceux qui nous ont sauvés la vie.

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Ma maman m’avait bien dit…

Quand on est petits, la différence intrigue, la différence questionne…mais avec cette légèreté, cette innocence qui caractérise les enfants.
Et puis les adultes qui nous entourent, nous expliquent que la différence est là, qu’elle ne doit pas déranger, qu’elle existe, qu’elle doit être respecté, qu’elle est riche, qu’elle est forte, qu’elle est belle. Les adultes nous explique qu’on ne doit pas regarder avec trop d’insistance, de travers, ou de curiosité ceux qui sont différents.

Qu’importe la différence. Lire la suite de « Ma maman m’avait bien dit… »

A ma petite collégienne…

A toi ma petite collégienne, encore une rentrée de plus, une de plus qui m’éloigne de ce petit bébé que je venais garder pendant mes vacances, quand j’étais encore comme toi aujourd’hui, une collégienne…

J’ai envie de te dire ce qu’on ne sait pas quand on a 12 ans, ce que les adultes nous disent parfois, mais qu’on a pas vraiment envie d’entendre…J’ai envie de t’expliquer, un peu en avance, ce que la vie t’apprendra.

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