Sèche tes larmes mon bébé…

Sèche tes larmes mon bébé, calme cette colère qui ronge ton ventre, apaise ton regard énervé, détend ton petit front mon chaton. Je vois bien que t’essaies de m’expliquer que j’fais que d’t’énerver à te contredire sans cesse, à t’interdire toujours tout, à toujours crier, que la vie c’est vraiment trop injuste, que toi c’que tu veux c’est juste pouvoir tout faire, tout le temps. T’es peut être juste très fatigué, mais parfois j’ai l’impression que c’est un peu plus que ça. Lire la suite de « Sèche tes larmes mon bébé… »

On a attendu que…

Aujourd’hui on est là. On a attendu que vous veniez vous loger au creux de mon ventre, puis on a attendu que vous veniez au monde, on a attendu que vous sachiez respirer, on a attendu que vous sachiez téter, on a attendu que vous soyez opérés, on a attendu que vous soyez à la maison, enfin. On a attendu que vous fassiez vos nuits. On a attendu que vous fassiez vos dents. On a attendu que vous mangiez à la cuillère. On a attendu que vous vous retourniez. On a attendu que vous marchiez à 4 pattes. On a attendu que vous fassiez vos premiers pas. On a attendu que vous disiez vos premiers mots, et puis tout ceux qui ont suivi. On a attendu que vous soyez propres. On a attendu que vous fassiez votre première rentrée. On a attendu que…ça soit plus facile. Lire la suite de « On a attendu que… »

Et puis un jour…

Et puis un jour, vous avez débarqués dans nos vies. Un jour on a dû tout remettre en question, tout réorganiser, tout repenser. Un monde entier à changer, pour que vous puissiez y être au centre. Une famille à créer, un univers à modifier.
Comme une boule d’amour, d’énergie, de tendresse, d’innocence, vous avez envahie notre quotidien, nos vies, nos cœurs.

Depuis que je suis votre maman, je me surprends parfois à arrêter ce que je fais pour vous regarder, à rester là dans un coin à vous observer, comme si à cet instant là le monde pouvait s’arrêter de tourner, juste quelques instants ; comme si à cet instant précis vous arrêtiez pendant quelques minutes de grandir aussi vite ; comme si cet instant restait suspendu.
Ca arrive parfois quand je vous observe jouer, quand je vois naître cette complicité fraternelle, la seule qui ne trahit jamais, la seule qui résiste aux aléas de la vie. Ca arrive quand je vous vois rire, ensemble ou séparément. Ca arrive quand je vous vois jouer aux grands. Ca arrive quand je vous vois concentrer, jouer au milieu de voitures, de dragons, vous raconter vos histoires de pompier, et de bébé qui dort.
Ca arrive même le soir, quand je vous regarde dormir, vos petites bouches entrouvertes, vos doudous éloignés, vos visages si paisibles.

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Dans chacun de ces moments, le temps est comme suspendu. Comme si soudain, nous n’étions plus que nous. Dans ces moments là, je me sens submergée d’amour. De cet amour indescriptible, celui d’une mère. De cet amour qui ne aucun autre sentiment. De cet amour inébranlable, toujours plus fort. De cet amour qui traversera les tempêtes, les mauvaises rencontres, et tout ce que le hasard mettra sur notre chemin.

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A cette maman fatiguée…

A toi, cette maman qui dépose en moins de 10 min le petit à la crèche, le moyen en maternelle et le grand en primaire,

A toi, qui répète beaucoup trop  » Dépéchez vous, on va être en retard »

A toi, qui compte les minutes qui te restent pour attraper ton bus, ton train, pour être à l’heure au travail,

A toi, pour qui le mot congé rime avec corvés,

A toi, qui trouve les journées beaucoup trop longues, et les nuits beaucoup trop courtes,

A toi, qui souffle une fois assise au travail, d’avoir réussi ce petit chalenge matinal…la boule au ventre d’avoir tant pressée tes petits

A toi, qui a l’impression que le temps file, ne s’arrête plus, que tout t’échappe

A toi, qui cherche à toujours gagner du temps,

A toi, qui une fois la portière claquée, la porte de la salle de bains fermée, a déjà explosé, pleuré de rage, de fatigue, de douleurs, de culpabilité,

A toi, qui a déjà allongé ton trajet de voiture, ton temps au toilette, ou au téléphone, juste pour pouvoir respirer, puis qui a culpabilisé,

A toi, qui a déjà beaucoup trop crié, trop grondé, trop puni,

A toi, qui a déjà culpabilisé, A toi, qu’on a déjà fait culpabiliser,

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Ne le dites pas à vos enfants…

A toi cette maman, ce papa, qui sans le savoir encore, sera devant la grille de l’école en même temps que moi,
A toi qui vivra la première rentrée scolaire de ton enfant également,
A toi qui ne prépare pas encore cette rentrée, pendant que je me bats avec toutes les instances académiques possibles et imaginables,
A toi qui va voir arriver ce matin là, à 8h30, ma fille, avec son joli sourire, son nouveau cartable, et sa barrette qu’elle aura mis de temps à choisir,
A toi qui ce jour là, ne verra que le fauteuil roulant.  Lire la suite de « Ne le dites pas à vos enfants… »

Et si vous étiez nés ailleurs…

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille différente, avec des parents plus riches, plus patients, plus présents, moins protecteur….

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille d’une maman plus douce, plus délicate, qui fait le ménage la nuit pour ne jouer qu’avec vous la journée…

Et si vous étiez nés ailleurs, dans une famille différente. Il y a des jours, des instants, où je me dis que faire de mon mieux c’est pas suffisant, que vous méritez mieux que juste mon maximum, des jours où je me dis que rien n’est assez bien, que rien n’est suffisant. Ou j’aimerais tellement pouvoir faire encore plus, un peu plus de ci, et de ça…

J’aimerais être une maman comme celle qu’on voit dans les films, dans les séries, ou comme j’imagine celle que je croise dans ma vie, même si je sais bien au fond, que ces mamans-là elles sont pas plus parfaite que moi… Moi je vous couds pas les habits, je passe pas mes soirées à écumer Pinterest pour préparer l’activité du lendemain. Et puis parfois je vous laisse pas faire le repas avec moi, ou m’aider pour laver ; parce que parfois « maman elle va le faire toute seule », parce qu’il faut se l’avouer ça va tellement plus vite.

J’aimerais être une maman qui ne vous dit pas 10 fois le matin avant de partir au travail, « allez on se dépèche, on va être en retard »…j’aimerais vous laisser le temps d’aller à votre rythme. J’aimerais être cette maman qui vous apprends le 0 déchets, le respect de l’écologie alors on fait notre part, mais il faut bien avouez que le sopalin et les couches jetables sont ma facilité du quotidien…J’aimerais être cette maman qui n’a jamais la maison à l’envers ni 3 balles de linge en attente.

J’essaie de vous apprendre l’équilibre, ce si fragile équilibre entre les tâches pour ne pas vous oublier…Parce que je veux créer des souvenirs avec vous, mais que parfois il faut bien se baisser, ramasser, ranger, laver, cuisiner…

 

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Puis y’a des jours où je me dis qu’on est pas si mal, que j’suis pas complètement à côté de mon rôle. Je vous vois vous blottir contre moi pour lire les histoires, pour jouer à construire la plus haute tour avant de faire patatra, quand je vous entends rire aux éclats quand je chatouille vos petits cous…Je vous regarde complices, vous caliner, vous chamailler, vous découvrir, vous aimer. Et je me dis qu’au fond j’ai réussi.

On réussis, avec votre papa, à élever des enfants uniques, alors oui parfois on crie, mais je me dis que même les parents parfaits doivent apprendre les limites aux enfants, parce que c’est comme ça la vie…Je le sais qu’on réussi chaque jour un peu de ce pari lancé quand on a décidé d’avoir des enfants, quand je vous vois épanouis, heureux, et débrouillards. Quand je vous vois gérer si bien les frustrations que la vie a mis sur votre chemin depuis le début. Je le vois chaque fois que vous m’impressionnez.

Je ne suis pas parfaite, mais je suis sure d’une seule chose, vous ne manquerez jamais d’amour.

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Comment on s’aime ?

Comment on s’aime? Quelle image nous renvoi le miroir, les photos? A l’heure du selfie quotidien, des retouches photos de la moindre imperfection, de la recherche permanente du corps parfait, du visage impeccable. On en oublie parfois de s’aimer. On en oublie d’apprécier ce qui nous caractérise, ce qui nous différencie, ce qui nous donne du charme, de la personnalité. Ce qui fait que nous sommes, nous.

Mais comment on élève nos enfants, dans cette société tournée vers la recherche permanente de la perfection?

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Comment je vais vous apprendre à vous aimer, à aimer votre corps, votre visage, vos sourires, alors que je ne sais pas me regarder sans voir mes complexes aux premiers plans.
Comment je vais vous apprendre à grandir loin de ces stéréotypes, loin des complexes que la société veux nous imposer, alors que je me cache chaque jour derrière ce maquillage?
Comment on gère la différence entre l’idéal de soi, et ce qu’on est?

S’aime t’on toujours quand on est un enfant entouré d’amour? Est ce que c’est suffisant…je suis la preuve vivante que non, que l’amour des gens qu’on aime ne suffit pas, que les compliments de ceux qui partagent notre vie ne permettent pas de créer une confiance parfaite en soi, en notre image.

« Un corps de rêve pour l’été », « comment avoir un corps parfait pour la plage », « sculpter son corps pour l’été » … sont tous des slogans qui ornent actuellement nos abris de bus, les unes des magasines, et de nos réseaux sociaux. Ils nous font culpabiliser de ne pas ressembler comme à l’idéal prôné par le papier glacé. Et c’est pas parce qu’on est différent de Gisèle Bundchen qu’on ne doit pas s’aimer. Parce qu’un corps, peu importe la forme, la corpulence, la taille, la largeur, le faciès… On a tous le droit de l’aimer pour ce qu’il est.

Et puis c’est quoi cette idée de vouloir tous se ressembler, c’est nos différences qui créent notre charme, c’est cette fossette, ce grain de beauté, ce nez en trompette qui nous fait craquer. Alors je ne peux pas vous apprendre à vous aimer complètement, puisque je ne sais pas faire. Je pourrais vous apprendre à vivre avec votre corps, à apprécier ce qu’il a, à vous offrir.
Alors oui j’ai des cernes à cacher, mais ils représentent ces nuits à vous caliner, à vous appaiser, à être importante pour vous.
Oui, j’ai des rides qui commencent à se créer, mais chacune d’entre elles représentent une émotion, ces rides du lion pour gronder vos petites et grandes bêtises, ces pattes d’oies pour tout ces fous rires partagés.
Oui, mon ventre est mou, loin du plat, musclé, des mannequins lingeries, mais il est parfait pour poser vos têtes quand on lit une histoire.

Je veux vous apprendre qu’il n’y a pas de corps parfait, de sourire idéal. Qu’il n’existe pas de loi, naturelle ou universelle qui définisse la beauté. Qui déclare quel corps est parfait, ou lequel est le mieux. Qu’il ne faut pas confondre défauts et différences.
Que les différences font souvent la différence, que c’est eux qui font ce qu’on est vraiment.

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Le premier jour du reste de ma vie…

Il y a plus de 2 ans, ma vie basculait, 2 petits êtres d’un peu plus d’un kilos venaient emplir mon cœur d’amour, d’angoisse, de bonheur, de magie, d’émotions, de petits et de grands bonheurs…

Il y a plus de deux ans je vivais le premier jour du reste de ma vie, je devenais maman.
Je découvrais l’angoisse de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur. Je découvrais la réalité du rôle de ma vie. Lire la suite de « Le premier jour du reste de ma vie… »

Nous sommes tous des Hommes…

J’ai envie de vous apprendre que vous êtes semblables, égales….mais ça serait vous mentir, vous êtes biologiquement, foncièrement différents. Je ne parle pas de votre capacité physique, de votre caractère, ou de votre sensibilité, je parle de votre genre, de ce qui vous définit en tant que fille ou en tant que garçon. J’aimerais vous apprendre que vous n’êtes pas égaux, et ce sur bien des points, que la biologie, la génétique, vous différencie sur tant de point. Mais je veux vous apprendre que sans être égaux, on peut être équivalent, et ce dans bien des domaines.

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