Ma Wishlist spécial fête des mères…

Ma wishlist spécial fête des mères, ce que j’aimerai vraiment que mes enfants m’offrent demain, pour ma 2ème fète des mères !

  1. Des nuits complètes, toujours. Sans aucun réveil…et jusqu’à 9h.
  2. Des soirées parfaites…un bain sans caprice, un repas sans hurlement, et  surtout un couché sans pleurs…
  3. Un bouton  »pause »…Un bouton pour arrêter le temps, pour pouvoir stopper ces instants de bonheur parfait, pour pouvoir un peu plus savourer ce temps qui passe si vite, qui nous file entre les doigts.
  4. Des câlins, des bisous, des petits bras qui me serrent, et des petits cris de bonheur…Des instants de complicité plus précieux que tous les bijoux du monde, plus enivrant que tous les alcools et plus puissant que n’importe quelle drogue.
  5. Des fous-rires échangés, des moments dans la pataugeoire, des toboggans qui vont vite, le chien du voisin et des pigeons qui viennent picorer les miettes de pain.
  6. Des petits mots qui me font craquer, de ces moments d’apprentissage que j’aime tant…Ce plaisir de vous voir grandir, vous épanouir, vous construire.
  7. Des moments de complicité entre vous, que j’observe de loin, derrière un coin de porte…vous voir rire, vous protéger, vous câliner, vous réconforter, vous aimer.

 

Pour mon cadeau cette année je veux que vous continuez d’être ces merveilleux bébés pleins de vie, de bonheur, et d’amour.

 

Une journée dans ma vie de maman de préma

7h15, entrée fracassante, réveil en fanfare, le petit déjeuner au lit est servi. On sursaute toutes ou presque. On se salue, on se demande comment s’est passé la nuit. On ne se connaissait pas il y a 1 mois, mais on est toutes là, plus proches que jamais. 5 lits dans une chambre d’hôpital, à peine plus d’un mètre entre chacune d’entre nous, on ne parle pas la même langue, on ne remercie pas le même Dieu de ne pas avoir été réveillées cette nuit, mais pendant ces semaines ensemble on se comprends, tout devient claire, on parle le langage de ces mamans angoissées. On sait reconnaitre dans les yeux des autres, la tristesse, la difficulté et la peur d’un réveil nocturne, ou la tranquillité d’un réveil paisible.

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7h45, habillée, coiffée (ou presque), le maquillage? Il est resté à la maison quand on est monté dans le camion des pompiers, et puis cacher mes cernes est la dernière de mes préoccupation à cet instant…Ma vie n’est vécu que pour deux enfants qui ne les discerne pas. Le petit déjeuner avalé, on guette le tableau des infirmières, qui va prendre en charge nos enfants, qui va nous prendre en charge, rassurée par un prénom connu, ou un peu angoissée par la découverte d’une nouvelle arrivée dans notre vie…On va saluer nos enfants, demander comment s’est passé la nuit, guetter le poids sur le dossier médical, leur dire qu’on est là, qu’on était pas loin pendant cette nuit, et qu’on ne sera jamais loin d’eux. On se retrouve toutes (ou presque) dans cette salle d’allaitement. Assises plus ou moins confortablement sur ces fauteuils jaunes, les seins préalablement lavés comme si ce geste devenait un acte médical, bien loin de l’acte nourricier et tendre décrit dans ces livres sur la maternité…On se raconte la nuit de nos enfants, on parle de tout et de rien, de l’actualité, des conditions de vie ici, on se raconte Anjouan, Paris, le lagon d’ici et la mer de la bas. On se charrie sur la quantité de lait tiré, cet humour cache une réelle angoisse, celle de pouvoir nourrir complètement ces enfants qu’on aime déjà tellement.

9h…La journée commence pour vous aussi mes petits. On commence chaque journée, chaque soin par le même rituel, qui nous marquera à jamais tous les 4. On soulève votre minuscule bras, pour placer sous votre aisselle ce thermomètre…vous voilà réveillés, sorti de votre sommeil par une main froide, désinfectée au savon, au gel hydro-alcoolique…cette main jadis douce, rendu rapeuse par ses produits agressifs. On espère voir s’afficher un chiffre correct, un signe que vous commencez (ou continuez pour la suite…) à réguler votre température. On change ce capteur de place, on masse votre tout petit talon, on croise les doigts pour que ça ne soit pas le jour de la prise de sang, ou celui de l’EPO, pour qu’on puisse éviter de vous entendre pleurer. On imbibe la compresse de sérum phy, vos yeux sont nettoyés. On nettoie votre nez, sous la surveillance proche de l’infirmière prête à intervenir, à nous guider,  à nous aider à être ce parent soignant dont vous avez besoin. Avec quelques gouttes de bicarbonate de soude, on vous nettoie la bouche. On vous chuchote qu’on est désolée, mais qu’on espère vraiment que vous êtes mieux maintenant. Parfois on vous donne un bain, une toilette à la compresse et à l’eau stérile préalablement chauffée.
Pendant tout ce temps on profite de vous, on vous regarde sous un autre oeil…Les oreilles attentives au moindre bip du scope….

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10h…Les deux toilettes sont faites, les cocons remis en place, les bébés confortablement installés. Parfois ça sera l’instant du peau à peau, quand votre santé le permet, parfois on réserve ce moment à l’après midi. C’est souvent le moment, où de nouveau les mamans se croisent dans le couloir, direction la salle d’allaitement. On reste dans la chambre de nos enfants, ou dans la notre, les yeux perdus dans le vague de l’écran de notre téléphone, dans un livre, des papiers administratifs compliqués….

12h30…Le repas est servi. Retour dans notre chambre, la matinée est passée à toute vitesse, et si longuement en même temps. On dirait que le temps s’est arrêté depuis que l’on est ici. On dirait que le monde a arrêté de tourner. On dirait qu’on est arrivé hier, on dirait qu’on est là depuis toujours. On devine les émotions des autres, l’angoisse, la tristesse, l’inquiétude, l’amour. On en parle pas, on avance, on rigole. On parle des oranges du marché qu’on aimerait dévorer plutôt que ses fruits au sirop dans leur ramequin en céramique. On rêve d’ananas, de mangue, et de letchis.
On rêve de sortie, d’évasion, de temps libre…D’insouciance.

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15h…Le temps a filé, un autre tour dans la salle d’allaitement. Le même rituel toutes les 3 heures. Et après une nouvelle prise de température, un autre changement de couche…pour la plupart d’entre nous, le moment tant attendu, le peau à peau. Enfin profiter de ces câlins, ces seuls moments de tendresse, si précieux. Assise confortablement, le bruit de la C-PAP pour unique berceuse, les bruits du scope pour unique réveil, et je somnole. Respirant à votre vitesse. Je me réveille à moitié, je vous chante des chansons, vous raconte des histoires, vous raconte votre histoire. Je vous explique pourquoi il faut vous battre et comme la vie est chouette. Je vous raconte les balades que l’on fera ensemble, la famille qui a hâte de vous découvrir, les matchs de foot que papa vous emmènera voir…Je vous vous donner l’envie de vivre !

18h15…Le repas est servi. Les bras engourdis, le dos plein de fourmis je dois demander à une infirmière de vous ré-installer dans votre couveuse. Je vous borde avec elle. Quand je vous entends crier, je vous promet que quand on sera sorti de l’hôpital, on en fera plein de câlins, des grands, des immenses, des sans interruption…
On se retrouve encore toutes les 5, dans cette chambre, devant ces plateaux repas. On a échangé assez de banalités pour la journée. On est fatiguées. Fatiguée d’avoir dû lutter pour remplacer l’angoisse par l’espoir toute la journée. Fatiguée de vivre la même journée, chaque jour que Dieu fait depuis notre arrivée.

21h…La douche est faite. Il est l’heure d’un dernier moment avec vous, le dernier échange de la journée. Un nouveau changement de couche, une nouvelle prise de température, un nouveau croisage des doigts pour que le médecin n’ai pas demandé de bilan sanguin, un nouveau changement de place pour ce capteur, une nouvelle position pour éviter les escares, de nouveaux draps tous propres comme pour vous souhaiter une bonne nuit. Et enfin le dernier bisous, sur mes mains à votre attention. Une dernière caresse pour vous souhaiter une bonne nuit, vous expliquer que je suis à côté, que je serai toujours à coté. Une nouvelle nuit pour vous demander d’être sage, de ne pas inquiéter l’infirmière qui veille sur vous. Souhaiter une bonne nuit à votre infirmière, lui redire de ne pas hésiter à vous réveiller s’il y arrive quelque chose. Souhaiter que personne ne nous réveille.

22h30…Un coup de téléphone à la famille passé, donner des nouvelles, se raccrocher à la réalité, garder un pied à l’extérieur, prendre des nouvelles du monde qui nous entoure, entendre des voix qui nous rassure, que l’on connait, nous envoyer des forces pour la journée du lendemain.
Retourner à la salle d’allaitement, une dernière fois avant le réveil de 3h du matin. Le même rituel, encore une fois. Souhaiter une bonne nuit à votre infirmière, lui redire de ne pas hésiter à vous réveiller s’il y arrive quelque chose. Souhaiter que personne ne nous réveille.
Retourner dans la chambre sans un bruit, se glisser sous les draps, et s’endormir à peine la tête posée sur l’oreiller.

Pour pouvoir mieux recommencer…

J’ai eu la chance immense que le service dispose d’une chambre pour permettre à 5 mamans de rester sur place pendant le séjour de leurs enfants en réanimation néonatale. J’ai eu la chance d’avoir un de ces précieux lits pendant toute la durée d’hospitalisation de mes enfants.
C’était petit, exigüe, sans intimité, mais c’était le grand luxe pour chacune d’entre nous.

 

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Un brin de bonheur…. #10dumois

Le mois de mai, ses premiers rayon de soleil, le début du printemps, les arbres en fleurs… ses jours fériés! Et surtout ces petites clochettes censées apporter bonheur, joie et chance pour le reste de l’année…Et si c’était le moment de revenir sur ces petites clochettes du quotidien…ces petits bonheurs de la vie.

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Leurs sourires, leurs éclats de rire, leur bonheur au quotidien. Ce rire qui monte au ciel, quand je me cache pour mieux réapparaitre…Votre livre préféré, ce « bouh » qui fait pas vraiment peur…

Vos câlins, votre tendresse, cette petite main qui vient chercher celle de l’autre, ce jouet échangé avec plaisir, ce petit bout de gâteau partagé, vos « bravo » pour vous féliciter…Le début d’une vraie complicité.

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Chacun de vos progrès, cette acquisition, ces pas de plus en plus sures, ces petits mots qui commencent à se former, cette petite main qui s’ouvre, ces descentes de toboggan à toute allure…ou presque, cette stabilité qui commence à s’installer….Ces petits riens qui vous rendent un peu plus « grands« .

Ces moments partagés, ces balades au parc, toutes ses première fois….Ces rencontres, vos yeux qui s’écarquillent devant la nouveauté, votre bouche arrondie et votre index pointé pour me montrer a quel point la vie est belle. Vous voir émerveiller sur ce pigeon qui picore le pain, cette fourmi au bas du toboggan, la beauté d’un chat qui sommeille sur le parking, la magie du tambour de la machine à laver qui tourne…

 

Redécouvrir avec vous les plaisirs simples de la vie. Vous êtes de magnifiques brins de muguets…au quotidien.
De ces plantes dont ils faut prendre soin, être patient, attentif, à l’écoute, pour avoir la plus belle des récompenses. Le bonheur d’avoir partagé.

Merci à Egalimère pour son rendez vous mensuel. #10dumois

 

 

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De l’or liquide…

Lorsqu’on a accouché, qu’on a donné la vie, il se passe quelque chose de magique…Les hormones s’agitent, le corps est bouleversé et sous quelques jours, l’or liquide est là. Le lait maternel. Ce médicament naturel, cet élément indispensable à la vie de nos enfants prématurés.

Mais parfois, la nature ne fait pas bien son travail, les hormones sont lentes, la montée de lait ne se fait pas, ou peu. La mère est trop faible, trop fatiguée, trop malade, trop angoissée, trop loin de son bébé, mal conseillée, ou sous traitement qui rendent l’allaitement impossible voire dangereux. Il arrive que le lait ne soit pas là, ou en trop petite quantité et que l’enfant a alors besoin qu’une précieuse fée se penche sur sa couveuse. Parce que face à un prématuré on ne peut pas attendre cette fameuse montée de lait, on ne peut pas attendre que les hormones fassent leur travail. On n’a pas le temps. J’ai été cette maman là, ils ont été ces enfants dans le besoin. Lire la suite de « De l’or liquide… »

Dis maman pourquoi tu écris?

Dis maman pourquoi tu écris?
Pourquoi tu gribouilles des pages de cahier, des pages sur ce blog, et des pages Word?

J’écris pour vous mes petits…Puis parce que la vie c’est un roman, mais tu sais de la collection que votre tonton lisait quand il était plus jeune, celui dont on est le héros…

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Je pourrais noircir des pages de vos éclats de rire, de vos plus grands progrès, de vos premiers pas, repas, et même de vos « veux pas! »
Je pourrais noircir des pages de votre amour, de vos petits bras tendus, de vos câlins, de votre tendresse, et de vos doux bisous…
Je pourrais noircir des pages du bonheur de vous avoir dans nos vies.

Lire la suite de « Dis maman pourquoi tu écris? »

Aujourd’hui j’ai voté…

Aujourd’hui pour la première fois depuis que vous êtes nés, j’ai voté…

Aujourd’hui j’ai glissé un bulletin de vote dans une urne, pas parce que des gens se sont battus pour que je puisse le faire, pas non plus parce que c’est mon devoir de citoyen, mais parce que dans quelques années, je veux pouvoir me justifier….

Aujourd’hui j’ai voté avec mon cœur, avec l’espoir…Celui que l’avenir puisse vous offrir un monde meilleur. Un monde où on prônerait le partage, le respect, la paix et l’amour. Un monde où vous pourriez vivre heureux.

Aujourd’hui j’ai voté pour vous, pas pour moi. Aujourd’hui j’ai voté pour un avenir, votre avenir. Aujourd’hui j’ai voté, avec l’espoir que vous ne me demanderez jamais « Comment on a pu laisser faire ça… »

Aujourd’hui j’ai voté dans l’espoir que votre monde soit un monde meilleur.

 

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