Ma maman m’avait bien dit…

Quand on est petits, la différence intrigue, la différence questionne…mais avec cette légèreté, cette innocence qui caractérise les enfants.
Et puis les adultes qui nous entourent, nous expliquent que la différence est là, qu’elle ne doit pas déranger, qu’elle existe, qu’elle doit être respecté, qu’elle est riche, qu’elle est forte, qu’elle est belle. Les adultes nous explique qu’on ne doit pas regarder avec trop d’insistance, de travers, ou de curiosité ceux qui sont différents.

Qu’importe la différence. Lire la suite de « Ma maman m’avait bien dit… »

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Pourquoi vous ne les verrez pas…

Vous ne trouverez jamais, en vous baladant sur ce blog, sur la page Facebook, ni mon compte Instagram une photo d’eux, de leur visage, de leur identité, ou de leur corps qui leur appartient déjà.

Parfois j’aimerai partager plus avec vous, vous montrez plus en détails la beauté de leur sourire, de leurs yeux qui pétillent, et de leur visage si rayonnant…Et puis je frémis, un frisson me glace le dos quand j’imagine leur image exposée à la vue de tous, tournant sur internet. J’imagine le pire, leurs images repris sur des sites interdits…
Mon envie de partager est alors réduite à néant.

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Le web n’oublie rien, je les imagine dans 15 ans, 20 ans, retrouver, alors qu’ils n’ont rien demandé, des photos d’eux enfants, dans des moments de vie intimes, privilégiés, réservés à notre cercle familiale. Je les imagine se sentir trahi qu’autant de leur vie ait pu être partagé sans même qu’ils n’aient pu donner leur avis. J’imagine les photos de moi enfant, qui garnissent mes albums photos, affichés au collège par mes copains, pas toujours bien intentionnés, vous savez cette photo ou vous vous êtes étalés du chocolat de partout, celle ou vous êtes en couche, ou pire encore, votre bain….Et si on inversait les rôles? Ce sera à eux, dans quelques années et en toute connaissance de cause, de choisir ce qu’ils veulent diffuser d’eux, afficher d’eux, de partager ou non leur souvenir d’enfance, et de vie. La vie privée ça s’explique, ça s’apprend.

Vous ne trouverez ici comme ailleurs, que des brides d’eux…une main, un sourire, ou un dos. Mais jamais vous ne pourrez reconnaître dans la rue, l’enfant dont je vous parle ici. Et c’est tout ce que je souhaite à mes enfants. Ne pas devoir assumer mon besoin de partager.

Sans titre
Grand Brother veille…

 

Plus d’infos : ici

Ne grandis pas…C’est un piège j’te dis.

{Kuf, kuf…*Tousse*…C’est moi ou ça sent la poussière par ici? Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de vous gribouiller quelques mots par ici…désolée}


J’dois pas vraiment être la seule à me dire que l’innocence de l’enfance manque parfois….j’dois pas vraiment être la seule à me dire qu’avant c’était mieux avant.
Quand notre plus grand problème était de savoir si le T-shirt Minnie serait propre d’ici qu’on verrait notre copine Marion, pour frimer un peu…

J’dois pas être la seule parfois à me dire que malgré les bonheurs que l’on découvre,
l’âge adulte c’est un piège aussi…

J’dois pas être la seule à être toujours débordée, à plus trop savoir comment commencer la journée, et avoir la sensation de ne jamais vraiment y arriver…
J’dois pas être la seule à avoir la tête qui bouillonne de projets, d’envie, mais de manquer toujours et encore de temps pour les réaliser…
J’dois pas être la seule à me dire que je me couche beaucoup trop tard, ou que je me lève beaucoup trop tôt…mais à être toujours fatiguée peu importe le nombre d’heures passées à dormir.
J’dois pas être la seule à passer ma soirée écroulée sur le canapé plutôt que d’avancer dans ces projets qui grandissent dans ma tête, mais qui ne verront peut-être le jour qu’à l’âge de ma retraite…
J’dois pas être la seule à manquer de temps, d’énergie….
J’dois pas être la seule à regretter d’avoir voulu grandir si vite, d’avoir compter les années qui me séparaient d’être enfin cette grande que j’imaginais…Mais tu veux que je te dise un secret? C’est un piège tout ça.

J’avais tellement hâte de pouvoir choisir mes habits, faire autant de shopping que je voulais, porter des hauts talons, et du rouge à lèvres…Mais j’ai aussi découvert que l’argent est beaucoup plus vite dépensé que gagner, les séances shopping de Carie Bradshaw sont pas les miennes….

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J’avais hâte de choisir les menus du repas, d’avoir un amoureux, des enfants, et de conduire ma voiture…et c’est vrai qu’on s’y habitue vite à ces bonheurs là.

L’âge adulte c’est plus difficile, plus compliqué, qu’un épisode de Friends. Il y a beaucoup plus de soucis, d’inquiétudes, que de fêtes entre amis. D’ailleurs y’a beaucoup plus de tout ça que d’amis…parce que les copains sont partis au fil du temps, quand tu découvrais les aléas de la vie, les emmerdes.

Mais les rares qui sont toujours là, ils valent de l’or ceux là…

Me voilà adulte. Enfin, selon la définition que je me faisais à 6 ans.

Adieu liberté, spontanéité, et innocence.

 

Esclave de la routine. Encore un coup d’aspirateur à passer, une machine à faire tourner, une autre à repasser. Encore un rendez-vous à prendre, toujours les mêmes à honorer. Encore un repas à préparer, un frigo à remplir.

Jamais content,  toujours pressé de passer à l’étape d’après…Sans avoir vraiment le temps de savourer l’instant présent.
J’ai l’impression que la vraie liberté serait de retourner à mes 6 ans, de courir dans le jardin, ramasser les gendarmes, faire un tour de balançoire, en grondant ma poupée.
La vraie liberté ça serait de pouvoir arrêter le temps, pouvoir profiter de mes enfants, au lieu de regarder chaque minute ma montre pour tenir un planning, ne pas être en retard…

La vraie liberté serait de pouvoir donner mon temps à mes enfants, à ceux que j’aime,
à ceux qui en ont besoin.

La vraie liberté, serait de pouvoir ralentir cette vie.

Et maintenant, que je peux porter des talons hauts, du rouge à lèvres, que j’ai des enfants et un amoureux, je me demande comment en profiter, comment la savourer.

 

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Ma Wishlist spécial fête des mères…

Ma wishlist spéciale fête des mères, ce que j’aimerais vraiment que mes enfants m’offrent demain, pour ma 2ème fête des mères !

  1. Des nuits complètes, toujours. Sans aucun réveil…et jusqu’à 9h.
  2. Des soirées parfaites…un bain sans caprice, un repas sans hurlement, et  surtout un couché sans pleurs…
  3. Un bouton  »pause »…Un bouton pour arrêter le temps, pour pouvoir stopper ces instants de bonheur parfait, pour pouvoir un peu plus savourer ce temps qui passe si vite, qui nous file entre les doigts.
  4. Des câlins, des bisous, des petits bras qui me serrent, et des petits cris de bonheur…Des instants de complicité plus précieux que tous les bijoux du monde, plus enivrant que tous les alcools et plus puissant que n’importe quelle drogue.
  5. Des fous-rires échangés, des moments dans la pataugeoire, des toboggans qui vont vite, le chien du voisin et des pigeons qui viennent picorer les miettes de pain.
  6. Des petits mots qui me font craquer, de ces moments d’apprentissage que j’aime tant…Ce plaisir de vous voir grandir, vous épanouir, vous construire.
  7. Des moments de complicité entre vous, que j’observe de loin, derrière un coin de porte…vous voir rire, vous protéger, vous câliner, vous réconforter, vous aimer.

 

Pour mon cadeau cette année je veux que vous continuiez d’être ces merveilleux bébés plein de vie, de bonheur, et d’amour.

 

Dis maman pourquoi tu écris?

Dis maman pourquoi tu écris?
Pourquoi tu gribouilles des pages de cahier, des pages sur ce blog, et des pages Word?

J’écris pour vous mes petits…Puis parce que la vie c’est un roman, mais tu sais de la collection que votre tonton lisait quand il était plus jeune, celui dont on est le héros…

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Je pourrais noircir des pages de vos éclats de rire, de vos plus grands progrès, de vos premiers pas, repas, et même de vos « veux pas! »
Je pourrais noircir des pages de votre amour, de vos petits bras tendus, de vos câlins, de votre tendresse, et de vos doux bisous…
Je pourrais noircir des pages du bonheur de vous avoir dans nos vies.

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A cet enfant exceptionnel…

Pour cet enfant exceptionnel, celui qui ne comprend pas trop pourquoi il l’est, et à celui qui l’a bien trop compris…
À ces parents qui se demandent parfois comment la vie serait si c’était différent, s’ils étaient de l’autre côté…puis qui regrettent aussitôt de l’avoir pensé.
À cette AVS qui sacrifie un peu de son temps libre pour un sourire, une réussite de plus, un pas en avant…
À cette maîtresse qui veut aider, améliorer, porter l’enfant dans cette différence…
À cet enfant innocent qui ne la voit pas, qui voit juste un copain avec qui jouer…
Aux parents de cet enfant innocent qui l’éduquent dans le respect, la bienveillance et la tolérance…
À cette assistante maternelle présente dans chacun de ses progrès, à celle qui soulage les parents, à celle qui sait prendre soin…
À cette kinésithérapeute, cette psychomotricienne, cette orthophoniste ou encore ce médecin, qui savez être plus que ça. Qui êtes un soutien, un espoir, un renfort…
À cette marque de jouets, de vêtements, qui avez compris des besoins et qui avez su y répondre. Pour le commerce peut-être, mais le confort, l’éveil, et l’égalité aussi.
À vous tous qui rendez le quotidien de ces enfants, et de leurs parents un peu moins difficile….
merci
Et à tous les autres…je ne vous dirais pas que la vie tourne, et qu’un jour vous comprendrez. Je vous dirais simplement quel bonheur vous manquez, en vous privant de ces enfants là…

La vie dans vos yeux…

J’avais envie d’avoir des enfants pour leur apprendre tout plein de choses. Égoïstement. J’avais envie de voir la vie au travers de leurs yeux, de m’émerveiller de tout ce qu’ils allaient découvrir au fil des jours et des années, de voir leurs yeux briller de l’innocence que seuls les enfants possèdent… Je pensais que j’allais pouvoir tout vous apprendre, tout vous faire découvrir….
Mais je n’avais pas réalisé, que j’avais encore plus à apprendre d’eux…

Quand je rentre du travail le soir, ou quand je viens vous chercher dans votre lit le matin, je vois, vos visages tout entier s’illuminer, je vous vois rayonner. Dans le reflet de vos yeux, j’ai l’impression d’être la plus belle et la meilleure des mères.
Quand je culpabilise d’avoir raté ceci, de vous avoir un peu trop crié, ou d’avoir manqué de patience, je vous regarde, j’écarte les bras…et je vois votre impatience de venir vous lover là, aux creux de moi, au plus proche de mon cœur. À ce moment là, dans vos yeux, votre sourire, je ne vois que la meilleure version de moi-même, celle que j’aimerais toujours montrer, vous donnez.
Vous me poussez à voir le positif de chaque jour, de chaque personne et jusque dans ma propre personne, celle que je suis, cette mère en construction.

Quand le doute m’envahit, que je ne sais plus ni ce que je suis, ni ce que je fais…Que je doute de chacun de mes choix…Quand je me mets à penser que je ne suis pas assez ou alors un peu trop… Je me rappelle que vous êtes là, deux fois plutôt qu’une.
Parce que peu importent les doutes que j’ai. Les regrets aussi. Peu importent les erreurs que je fais et celles que je ferais. Les mauvaises décisions que j’ai pu prendre, ou que je prendrai. Pour vous, je ne comprends pas tout le temps pourquoi, mais je suis parfaite.

Et la vie reprend son sens. Les priorités s’éclaircissent. 

Après 18 mois de vie avec vous, je peux l’affirmer, les plus grandes leçons de ma vie, c’est vous qui me les avez apprises et vous qui me les apprendrez. J’ai parfois même un peu honte quand je prends conscience que je ne pourrais jamais vous donner autant que ce que vous me donnez…

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Comme une histoire de bonheur…

Comment je vous expliquerais mes petits à être fiers de vous…Comment je vous dirais que je suis fière de vous.

J’aimerais que vous sachiez que pour que je sois fière de vous, vous n’aurez pas besoin de m’impressionner…pas besoin de devenir chirurgien cardiaque, d’obtenir le prix Nobel de la paix, ou d’écrire vos mémoires en 45 tomes… Lire la suite de « Comme une histoire de bonheur… »

Je n’ai pas oublié…la prématurité.

Je n’ai rien oublié de ce que je vous chuchotais quand on était encore à l’hôpital, tous les 3…

Je n’ai pas oublié ces longues heures de peau à peau, ces comptines à travers la couveuse, et ses heures à vous expliquer ce qu’on fera à la maison, une fois qu’on sera rentrés, tous les 4… Je n’ai pas oublié les promesses que je vous chuchotais à l’oreille, vous priant de vous accrocher à la vie…Vous garantissant que ça en valait la peine, que la vie était belle, et qu’on serait là pour faire en sorte qu’elle le soit… Lire la suite de « Je n’ai pas oublié…la prématurité. »